King signifie la trame d'une étoffe, c'est à dire, ce qui ne varie pas. La Vérité Yi, elle, est symbolisée par un caméléon, c'est à dire, ce qui change, qui évolue en fonction des situations. d'où la traduction de Yi King en "Livre des transformations" ou "Livre des mutations".
Le Yi King est basé sur le principe des coïncidences significatives ( les inexplicables coïncidences de la vie) ou des "propriétés de synchronicité de l'univers".
Le Yi-King se base sur la philosophie taoïste du Yin-Yang, il s'appuya d'abord sur l'interprétation des fendillements des carapaces de tortues exposées à la chaleur, puis sur le lancer de 50 tiges d'achillée sèches.
De nos jours le jet de pièces de monnaies est fréquemment utilisé. Cet oracle repose sur 64 figures (ou hexagrammes) constituées par l'empilement de six traits, qui peuvent être pleins ou brisés, mutables ou non. Par le jeu des mutations, on arrive donc à 4 096 combinaisons possibles.
L'interprétation des hexagrammes est écrite dans le "Livre des mutations" (Yi-King), ouvrage métaphysique taoïste de la Chine antique, attribué au souverain Fo Hi, qui l'aurait rédigé pendant une période d'emprisonnement.
Confucius découvrit le livre, qui comportait de brefs jugements ajoutés aux traits. C'est un missionnaire jésuite allemand: Richard Wilhem qui arriva en Chine en 1899 qui fut le premier à traduire l'essence de la pensée chinoise, transmise par pictogramme. Par la suite, Helmut Wilhem (le fils de Richard), et le philosophe C.G. Jung sont les personnes qui ont le plus contribué à faire connaître le Yi King en occident.
Cet antique outil d'aide à la décision connut un regain de popularité dans les années 1960 dans certains milieux intellectuels, notamment aux États-Unis.
Selon Jung "La synchronicité interprète la coïncidence d'événements dans l'espace et dans le temps comme la signification de quelque chose de plus que le simple hasard, à savoir une interdépendance singulière d'événements objectifs entre eux, lesquels sont également en interaction avec les états (psychiques) subjectifs d'une ou de plusieurs observations".
En ce sens, on peut considérer le livre des transformations comme un instrument qui permet d'augmenter la perception.
Le Yi King est donc un livre de 64 pages. Sur chaque page est dessinée une figure formée de six traits superposés (hexagrammes),certains traits brisés en leur milieu, d'autres non brisés. Les traits brisés sont appelés traits yin, les continus trait yang.
Les huit caractères ci-dessus sont des trigrammes. Les anciens sages leur ont donné des noms se référant à la nature : Ciel et Terre, Feu et Eau, Tonnerre et Vent, Montagne et Lac. Mais comme une force ne peut pas provoquer de changement à elle seule, les érudits se sont mis à placer les trigrammes les uns au dessus des autres. On obtient ainsi 64 combinaisons (hexagrammes) avec ces huit trigrammes.
Ces hexagrammmes expriment l'interaction de deux forces fondamentales. La première force (on lit les hexagrammes en partant du bas) a tendance à disparaitre et la deuxième naît - mais toutes deux font cependant partie intégrante de l'interprétation. En effet, c'est un peu comme si ces forces se mesuraient entre elles.